CERIF – Un standard européen pour décrire les informations de recherches (organisations, laboratoires, chercheurs, production scientifique)

Cerif (Common European Research Information Format)  est un modèle pour décrire l’organisation des institutions de recherche (publications, données, activités de recherche, chercheurs, laboratoires).

Il  a été développé par Eurocris [1] (European Organisation for Research Information) avec l’appui de la Commission européenne dans les deux grandes phases: 1987-1990 et 1997-1999. Il s’agit d’une norme recommandée par l’Union européenne  à ses Etats membres [2]. Eurocris maintient ce standard et propose à ses adhérents des outils et une assistance pour  son implémentation.

CERIF s’appuie sur le concept d’objets ou d’entités avec des attributs tels que le projet, la personne, l’unité organisationnelle; et des relations sémantiques riches entre ces entités. Le format est extensible sans compromettre le modèle de données fondamentales fournissant ainsi l’interopérabilité garantie au moins au niveau de base. Il est conçu pour une utilisation à la fois pour l’échange de données (transfert de fichiers de données) et pour les requêtes hétérogènes distribuées [3]. Le format CERIF est disponible sous la forme d’un ontologie via le EuroCris Ontology Server [4]

Son intérêt réside dans son adoption par un ensemble conséquent d’universités et de projets européens. on peut citer :

– Le projet VOA3R dans lequel la DV-IST de l’Inra est fortement impliquée et pour lequel Cerif est utilisé pour lier les donnée de publications à la partie organisation de la recherche dans un réseau social. [5]

– Mice : Mesuring impact Under Cerif. Ce projet cherche à adapter leur
données à Cerif en utilisant les schéma XML des deux formats (celui d’origine et Cerif)  et
transformation XSL. http://mice.cerch.kcl.ac.uk/?p=71 [6]

– Son utilisation au JISC pour quelques université britanniques  (UK).  voir le blog Cerif in action [7]. Les objectifs sont :

  • reprendre des vocabulaires existants dans une norme CERIF-XML,
  • développer les échanges de données entre les institutions et les briques d’un SI comme les demandes de subventions,
  • l’échange de données entre les institutions partenaires, par exemple quand un chercheur se déplace vers une nouvelle institution,
  • l’intégration avec les sites institutionnels d’archives ouvertes.

[ajout 28.02.212] Le schéma ci-dessous montre les interactions du « Research Information System ». source :  A fully deployed Cerif-CRIS http://cerifinaction.files.wordpress.com/2012/02/ukoln-bath-cerif.ppt reproduit avec la permission de l’auteure. university of St Andrews Anna Clements - Cerif

————

[1] site officiel  :http://www.eurocris.org/cerif

[2] Cerif est une recommandation pour les états membres :
http://cordis.europa.eu/cerif/

[3] Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Common_European_Research_Information_Format

[4] EuroCris Ontology Server:  http://spi-fm.uca.es/neologism/cerif#

[5] VOA3R Virtual Open Access Agriculture & Aquaculture Repository http://voa3r.eu/

[6] Mice : http://mice.cerch.kcl.ac.uk/?p=71

[7] Cerinf in action Synthesise, standardise and productionise CERIF for UK Higher Educational Institutions – blog du JISC (UK) http://cerifinaction.wordpress.com/

2 réflexions au sujet de « CERIF – Un standard européen pour décrire les informations de recherches (organisations, laboratoires, chercheurs, production scientifique) »

  1. Joachim Schopfel

    Voici trois autres liens pour aller plus loin :

    Les communications de la première réunion des membres d’euroCRIS en France, novembre 2011 à Lille :
    http://www.eurocris.org/Uploads/Web%20pages/members_meetings/201111%20-%20Lille,%20France/

    Le site de la prochaine conférence des CRIS à Prague, en juin 2012 : http://www.cris2012.org/

    Et la liste des membres d’euroCRIS qui donne une idée de l’impact du projet : http://www.eurocris.org/MembersListAll.php?order=cfName

    CERIF devient le format standard le plus utilisé en Europe. Dans plusieurs pays, CERIF est le format du système d’information national de la recherche ; dans d’autres pays (comme au Royaume-Uni) le gouvernement incite les universités à l’adopter pour leurs propres systèmes (par exemple, comme format d’échange ou middleware entre plusieurs applications). Les projets en cours se comptent par dizaines.

    Avec deux collègues de Lille 3, nous menons actuellement une enquête pour savoir si et comment lier ou intégrer des données pédagogiques aux CRIS. Nous présenterons les résultats à Prague en juin. Il est également question d’organiser la prochaine conférence internationale CRIS en 2014 en France. Histoire à suivre, donc.

    Répondre
  2. Joachim Schopfel

    Voici trois autres liens pour aller plus loin :

    Les communications de la première réunion des membres d’euroCRIS en France, novembre 2011 à Lille :
    http://www.eurocris.org/Uploads/Web%20pages/members_meetings/201111%20-%20Lille,%20France/

    Le site de la prochaine conférence des CRIS à Prague, en juin 2012 : http://www.cris2012.org/

    Et la liste des membres d’euroCRIS qui donne une idée de l’impact du projet : http://www.eurocris.org/MembersListAll.php?order=cfName

    CERIF devient le format standard le plus utilisé en Europe. Dans plusieurs pays, CERIF est le format du système d’information national de la recherche ; dans d’autres pays (comme au Royaume-Uni) le gouvernement incite les universités à l’adopter pour leurs propres systèmes (par exemple, comme format d’échange ou middleware entre plusieurs applications). Les projets en cours se comptent par dizaines.

    Avec deux collègues de Lille 3, nous menons actuellement une enquête pour savoir si et comment lier ou intégrer des données pédagogiques aux CRIS. Nous présenterons les résultats à Prague en juin. Il est également question d’organiser la prochaine conférence internationale CRIS en 2014 en France. Histoire à suivre, donc.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *