Le Web de données dans les bibliothèques, archives et musées

Les bibliothèques, archives et musées ont consacré ces dernières années un effort considérable pour investir l’univers du Web des données.

La revue Library Technology Reports consacre un numéro spécial à ce sujet identifiant les tendances, les grands projets, les enjeux et les opportunités, les principaux vocabulaires, schémas, standards et technologies utilisés, les services développés.
Mitchell, E. T. (2016). Library Linked Data: Early Activity and Development. Library Technology Reports, 52(1), 37 p. https://journals.ala.org/ltr/issue/download/534/290

Dans le billet critique Linked data caution Jonathan Rochkind (Johns Hopkins University) interroge les motivations et les risques de ce mouvement, où des projets ambitieux et gourmands en ressources peuvent être guidés d’avantage par la technologie que par des objectifs clairement énoncés, au risque de ne répondre ni aux besoins des utilisateurs ni à la volonté de partager des données. Pour lui les principaux obstacles à l’interopérabilité des données et des services concernent avant tout la modélisation des domaines, la description des données et l’utilisation de modèles et référentiels communs (ainsi que la réticence à partager ses données, les modèles économiques des parties prenantes…). Il est important de bien évaluer les potentialités du Web de données dans son projet, se former aux technologies, rester centré sur les besoins des utilisateurs, ne pas sacrifier la qualité des données dans le processus, ne pas investir des ressources importantes dans le projet sans pouvoir en tirer des bénéfices à chaque étape, et, sans attendre que ses données soient publiées dans le Web des données, leur attribuer des identifiants et les partager sous licence libre.

Une réflexion au sujet de « Le Web de données dans les bibliothèques, archives et musées »

  1. Karima Rafes

    >Pour lui les principaux obstacles à l’interopérabilité des données et des services concernent avant tout la modélisation des domaines, la description des données et l’utilisation de modèles et référentiels communs

    Je partage ce point de vue et une expérimentation est en cours à l’INRA sur la plateforme PMM de IPS2 afin de leur permettre de constituer dynamiquement une base de connaissances entre chercheurs afin de permettre la traçabilité des résultats obtenus à partir des mesures produites par leurs plateformes.
    Je pense qu’une démo peut intéresser les lecteurs de votre blog.
    Voici mon email : karima.rafes@gmail.com
    Je vous transférer par email les détails du projet et je vous mettrai en contact avec le responsable du projet à l’INRA.

    Cordialement,
    Karima Rafes

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