Archives de catégorie : Open Access

Unpaywall, une extension chrome pour trouver la version des articles en open access

Des outils qui exploitent les infrastructures du libre accès et mettent en valeur  le travail effectué par les revues scientifiques, les archives ouvertes et les bibliothèques sur le libre accès se développent. Ainsi  Unpaywall est une nouvelle extension disponible pour le navigateur Chrome (pas testé avec Firefox)  qui permet de trouver les versions en accès libre (open access) des articles que vous êtes en train de consulter.  Unpaywall, développé par Impactstory, utilise l’api oadoi (voir aussi  le billet sur le blog) qui pointe par défaut sur la version open access des documents.  Unpaywall permet d’accéder aux versions open access des articles légalement déposés en accédant aux sources comme  le DOAJ (répertoire des jourbaux en libre accès), Crossref (service d’échange de métadonnées des articles des principaux éditeurs), DataCite (gestion des identifants), et BASE ( principal moissonneur des archives ouvertes). (voir le billet de AIMS-FAO).

En consultation, dans le navigateur Chrome, un voyant vert apparaît (s’il n’y a pas de version open access, il est gris):

En cliquant sur le voyant vert, la version open access s’affiche :

 

sources :

oaDOI : un DOI qui pointe vers la version en accès libre de la ressource

oadoi-logo Un blog du billet de Carnet’IST présente le oaDOI. “Cet outil, grâce à un simple copier-coller du DOI d’un document, va à la recherche d’une éventuelle version en accès libre. Un lien oaDOI.org est en quelque sorte une alternative au résolveur doi.org afin d’éviter à l’utilisateur de se retrouver devant une version payante du document qu’il cherche alors qu’il en existe une version en Open Access. Le fonctionnement d’oaDOI pour sa recherche repose principalement sur le DOAJ, BASE et les informations retournées par CrossRef (voir toutes les sources présentées ici).”

Un exemple est donnée sur la page oadoi.about

Pour l’utiliser, il suffit de copier coller son doi sur le site https://oadoi.org/. Une API* est disponible et a déjà été implémentée dans Zotero, dans un package R et pour un widget LibGuides, (lire le billet de Odile contat cité dans les sources).

sources :

* note l’API ou Application Programming Interface est un ensemble normalisé de classes, de méthodes ou de fonctions qui sert de façade par laquelle un logiciel offre des services à d’autres logiciels (source wikipedia).

Réseaux sociaux académiques : usages, limites et recommandations Inra

Le Numéro 1 de ACTIV’IST Focus sur l’IST  de l’INRA porte sur les réseaux sociaux académiques (Researchgate, Academia.edu…), leurs usages et leurs limites  et présente des recommandations pour le chercheur. Il rappelle également la différence entre réseaux sociaux académiques et archives ouvertes.   Télécharger Activ’ist1

 

API ScienceDirect et entrepôts institutionnels

L’Université de Floride (UF) et Elsevier ont dévoilé fin mai le résultat du projet pilote sur lequel ils collaborent depuis 2014[1] et qui permet à l’université, par le biais de l’API ScienceDirect, de connecter son entrepôt institutionnel IR@UF à la plateforme ScienceDirect. Les nouveaux articles publiés par les chercheurs de UF dans les revues d’Elsevier sont ainsi automatiquement signalés dans l’entrepôt (les métadonnées des articles anciens ont également été récupérées).

Si ce lien entre la plateforme de l’éditeur et l’entrepôt peut accroître la visibilité des publications des chercheurs de l’UF en améliorant l’interopérabilité des systèmes, il ne permet pas en tant que tel le libre accès à la publication puisque les conditions d’accès de l’utilisateur aux textes intégraux sur la plateforme éditoriale sont inchangées. Par ailleurs il permet à Elsevier de collecter des données sur l’activité des utilisateurs qui accèdent à ces publications.

La prochaine étape annoncée du projet est de permettre à tout utilisateur d’accéder à une version intégrale de la publication sur la plateforme éditoriale : la version de l’éditeur pour les abonnés à Science Direct, la version acceptée du manuscript après une période d’embargo pour les autres.

Source : Opening Up the Repository: University of Florida, Elsevier explore interoperability in the publishing space

[1] Automating IR updates: The University of Florida and Elsevier answer questions about their institutional repository pilot project. By Judith Coffey Russell, University of Florida, and Alicia Wise, Elsevier | July 13, 2015

Opendatamonitor: un site pour trouver, analyser et comparer des données ouvertes

Opendatamonitor est un “observatoire”  des données ouvertes développé dans le cadre d’un projet européen FP7. Opendatamonitor “moissonne” des catalogues de données et permet de localiser des jeux de données ouvertes tout en informant sur leur degré d’ouverture.  Les jeux de données sont analysés selon 4 critères : licence (ouverte ou non), formats (lisibles par les machines ou non), disponibilité et complétude des métadonnées. Par exemple, sur l’ensemble des catalogues moissonnés à ce jour par Opendatamonitor, 75% des jeux de données sont publiés avec une licence ouverte, 45% le sont dans des formats “machine readable”, 65% sont disponibles, et 58% sont décrits avec des métadonnées généralement reconnues comme indispensables (licence, author, organisation, date released and date updated). En France, ces proportions sont respectivement de 46%, 47%, 87% et 72%.
Les catalogues de données de la recherche semblent absents pour l’instant de cette plateforme.

Pour en savoir plus : http://www.opendatamonitor.eu

opendatamonitor

opendatamonitor2

 

Auto-archiver avec facilité dans une archive institutionnelle : Microinteractions et expérience utilisateurs

L’article décrit l’expérience  de archive institutionnelle (Ro@M) de l’Université MacEwan (Edmonton, Canada) .Les bibliothécaires qui menaient le projet ont souhaité s’assurer que le site offrait un moyen facile et efficace de déposer des documents et ainsi assurer la viabilité de l’application sur le long terme. Cet article présente leur approche des tests d’utilisabilité en mettant en pratique le cadre des microinteractions de Dan Saffer. Il souligne les étapes suivies pour les tests et précise la procédure d’auto-archivage, mettant en lumière comment d’autres peuvent appliquer le concept de microinteractions pour mieux comprendre l’utilité et l’expérience utilisateur prodiguées par un site web [2].

et l’auteur du billet [1] souligne :

Associée aux tests d’utilisabilité, l’approche par microinteractions semble prometteuse pour déceler tous les points de blocage des procédures. Les résultats eux-mêmes sont intéressants et montrent que soigner les moindres détails compte beaucoup dans l’adoption d’une nouvelle application.

sources :

  • [1] Alarcon, Nicolas (2015). Comment améliorer l’expérience utilisateur (UX) d’une archive ouverte ?  The Assesment Libriarian . http://assessmentlibrarian.fr/?p=2064
  •  [2] Alarcon, Nicolas (Trad.) : Auto-archiver avec facilité dans une archive institutionnelle : Microinteractions et expérience utilisateurs. Traduction de Betz, Sonia & Hall, Rbyn (2015). Self-Archiving with Ease in an Institutional Repository. http://roam.macewan.ca/islandora/object/gm:664

 

Une palette d’outils pour les chercheurs

A l’heure de la “transition numérique”, chacun peut se sentir un peu désorienté par la multiplication des outils qui fleurissent sur la toile, utilisables pour une gamme d’actions très variées touchant à la fois aux sphères personnelle et professionnelle.

En recherche, comme dans les autres secteurs, l’offre est très large, les outils nombreux et évolutifs,  souvent en interaction les uns les autres. Comment connaître, comparer et évaluer les outils disponibles ? quelles sont les grandes tendances d’utilisation ?

Des pistes de réponses sont données sur un site original développé par l’université d’Utrecht : Innovations in Scholarly Communications. Changing research workflows.

L’ambition affichée de ce site est de présenter d’une part l’offre en matière d’outils pour la recherche, de l’autre d’identifier et tracer grâce à une large enquête internationale, les usages réels de ces outils et leur impact sur le comportement et le travail des scientifiques.

Plus de 550 outils ou sites sont répertoriés et décrits. Une liste et une représentation graphique originale de cette palette d’outils sont proposées.

L’enquête  s’adresse  à tous les acteurs de la recherche (des étudiants aux chercheurs et  professeurs ) , ou d’appui à la recherche (documentalistes, éditeurs, financeurs ). Ouverte depuis mai 2015, elle restera active jusqu’en février 2016. En août 2015, plus de 4000 personnes y avaient répondu  (26% issues secteur IST, 63% de la communauté scientifique internationale). Les résultats établis sur les 1000 premières réponses sont déjà consultables en ligne. Leur lecture est intéressante et éclairante. Elle confirme comme d’autres enquêtes  l’usage grandissant des réseaux sociaux. Elle permet d’avoir une image des positions relatives par famille d’outils, de pointer certains positionnements dominants ou émergents (Google Scholar, ResearchGate, Twitter…) et celui des outils institutionnels. A terme, les responsables du projet espèrent aussi pouvoir identifier des différences de comportement dans les usages selon les disciplines, les origines géographiques …

Au delà des résultats  de l’enquête, une autre originalité est la présentation de  différents types de  “worflows” possibles qualifiés selon les outils utilisés aux différentes étapes du travail de recherche de : traditionnel, moderne, open science,  innovant, expérimental…

Le site liste enfin, par type d’activité,  les tendances,  attentes, incertitudes, opportunités ou défis sur les développements des outils et leurs usages.

Le poster ci-dessous présenté par les responsables du projet à la conférence  Force2015   (Oxford, Janvier 2015) résume l’ensemble de la démarche.

tableautendances-outils-usages

Prenez plaisir comme moi, à découvrir ce site coloré, clair et riche en informations.

Liens utiles :

Pour mémoire, d’autres sites inventorient des outils utiles en recherche

http://dirtdirectory.org/

Outils 2.0
Webographie de sites gratuits avec une interface en français

Gestion des données de la recherche : Traduction française des deux guides pour Horizon 2020

Research Data Management by jannekestaaks on Flickr. https://www.flickr.com/photos/jannekestaaks/14391226325

Research Data Management de jannekestaaks on Flickr

D’après le billet “Traduction française des deux guides pour Horizon 2020” publié le 29 octobre , par Thérèse Hameau sur le site www.donneesdelarecherche.fr

Le service traduction de l’Inist-Cnrs a traduit en français les deux guides publiés par la Commission européenne pour aider les porteurs de projet du Programme-cadre Horizon 2020. Une version des deux guides a été publiée le 19 septembre 2014. et une version modifiée de l’un des guides le 29 octobre 2014.

L’un porte sur le libre accès aux publications scientifiques et aux données de la recherche. Il rappelle le contexte du libre accès et donne quelques définitions. Il détaille les obligations que doivent remplir les bénéficiaires de financement dans le cadre d’H2020 pour rendre leurs articles librement accessibles ainsi que leurs données pour les axes entrant dans le Projet pilote de libre accès aux données.
L’autre fournit les lignes directrices concernant la gestion des données et l’élaboration d’un plan de gestion de ces données.

Paperity, nouvel agrégateur d’articles en OA

paperity1

Test très rapide de ce  tout nouvel agrégateur dont l’objectif affiché est de mettre à disposition de façon exhaustive les articles Peer Review publiés en Open Access.

L’interface de recherche est simplissime : une seule fenêtre de recherche à la Google et surtout  ni aide, ni module de recherche avancée visibles ?

Questionné, le site-support,  par la voix de Marcin Wojnarski (fondateur du site) confirme la volonté de démarrer avec un mode search très simple et demande un peu de patience… Il précise que la syntaxe courante utilisée sur la plupart des moteurs de recherche est utilisable sur Paperity et que des spécifications détaillées seront bientôt publiées.

En attendant de plus amples explications, quelques retours sur des essais très rapides :

  • Outre son objectif affiché d’exhaustivité, l’originalité du site tient en l’agrégation (c’est le mot employé)  entre la référence et le texte intégral (pdf). A  la différence de sites proches comme Pubmed Central ou le DOAJ qui exposent les métadonnées des articles mais redirigent vers des sites externes pour l’accès au texte intégral Paperity s’adapterait à toutes les technologies utilisées par les périodiques pour afficher directement les contenus des articles… Effectivement, la lecture des pdf qui se chargent dans une fenêtre sous chaque référence examinée est agréable et assez rapide (mais cela varie selon la source).
  • On a sous la main les commandes habituelles que l’on trouve dans les lecteurs intégrés et en plus, la possibilité de twitter pour partager un document …
  • J’ai également noté quelques  similitudes avec Mendeley : une commande de copie au format txt du contenu des pdf est disponible (cette fonction a été aussi annoncée dans Mendeley – nouvel onglet “enrichments” visible pour certains articles en OA mais rarement (ou plus)  active à ma connaissance) et le système ramène automatiquement à gauche dans une fenêtre “see also” des articles connexes (la fonction “Related Documents” de Mendeley fait la même chose, mais l’algorithme ne me semble pas ramener les mêmes documents).

Pour la syntaxe de recherche, il semble que :

    • les guillemets sont reconnus pour encadrer une expression littérale,
    • le signe + peut être utilisé pour obtenir une combinaison, l’espace pour le OR implicite …
    • les parenthèses permettent d’isoler des groupes de termes …

mais les requêtes sont difficiles à écrire sans règles explicites, ni surtout la possibilité de rechercher ou limiter sur des champs d’interrogation spécifiques. Enfin, à partir de la liste des résultats à une requête d’interrogation, aucune fonction d’export n’est actuellement proposée.

Voilà quelques impressions à chaud sur ce nouvel outil, à suivre…

paperity2