Archives de catégorie : Outils collaboratifs

Une palette d’outils pour les chercheurs

A l’heure de la “transition numérique”, chacun peut se sentir un peu désorienté par la multiplication des outils qui fleurissent sur la toile, utilisables pour une gamme d’actions très variées touchant à la fois aux sphères personnelle et professionnelle.

En recherche, comme dans les autres secteurs, l’offre est très large, les outils nombreux et évolutifs,  souvent en interaction les uns les autres. Comment connaître, comparer et évaluer les outils disponibles ? quelles sont les grandes tendances d’utilisation ?

Des pistes de réponses sont données sur un site original développé par l’université d’Utrecht : Innovations in Scholarly Communications. Changing research workflows.

L’ambition affichée de ce site est de présenter d’une part l’offre en matière d’outils pour la recherche, de l’autre d’identifier et tracer grâce à une large enquête internationale, les usages réels de ces outils et leur impact sur le comportement et le travail des scientifiques.

Plus de 550 outils ou sites sont répertoriés et décrits. Une liste et une représentation graphique originale de cette palette d’outils sont proposées.

L’enquête  s’adresse  à tous les acteurs de la recherche (des étudiants aux chercheurs et  professeurs ) , ou d’appui à la recherche (documentalistes, éditeurs, financeurs ). Ouverte depuis mai 2015, elle restera active jusqu’en février 2016. En août 2015, plus de 4000 personnes y avaient répondu  (26% issues secteur IST, 63% de la communauté scientifique internationale). Les résultats établis sur les 1000 premières réponses sont déjà consultables en ligne. Leur lecture est intéressante et éclairante. Elle confirme comme d’autres enquêtes  l’usage grandissant des réseaux sociaux. Elle permet d’avoir une image des positions relatives par famille d’outils, de pointer certains positionnements dominants ou émergents (Google Scholar, ResearchGate, Twitter…) et celui des outils institutionnels. A terme, les responsables du projet espèrent aussi pouvoir identifier des différences de comportement dans les usages selon les disciplines, les origines géographiques …

Au delà des résultats  de l’enquête, une autre originalité est la présentation de  différents types de  “worflows” possibles qualifiés selon les outils utilisés aux différentes étapes du travail de recherche de : traditionnel, moderne, open science,  innovant, expérimental…

Le site liste enfin, par type d’activité,  les tendances,  attentes, incertitudes, opportunités ou défis sur les développements des outils et leurs usages.

Le poster ci-dessous présenté par les responsables du projet à la conférence  Force2015   (Oxford, Janvier 2015) résume l’ensemble de la démarche.

tableautendances-outils-usages

Prenez plaisir comme moi, à découvrir ce site coloré, clair et riche en informations.

Liens utiles :

Pour mémoire, d’autres sites inventorient des outils utiles en recherche

http://dirtdirectory.org/

Outils 2.0
Webographie de sites gratuits avec une interface en français

Retours d’expérience de chercheurs impliqués dans la construction d’un MOOC

source : Témoignages. Nos scientifiques « MOOC », et vous ? http://www.irstea.fr/toutes-les-actualites/actualites-de-linstitut/temoignages-scientifiques-mooc-biodiversite. 23/04/2015.

Cette page relate l’expérience de chercheurs de l’IRSTEA  qui  ont participé à la construction du  MOOC d’initiation à la biodiversité, piloté par l’l’Université Virtuelle Environnement et Développement durable (UVED) .

Les  principaux freins sont

  • Un exercice nouveau pour les chercheurs : “un accompagnement personnel est  essentiel afin de lever ces craintes”.
  • Le travail chronophage que nécessite la mise en forme d’un cours normal au format du MOOC ou “chaque vidéo fait en moyenne 6 à 8 minutes et il faut épurer , retravailler les enchaînements et mettre à jour les données” 
  • Le public qui va inscrire est inconnu lors de la préparation des contenus. il est utile de définir un niveau médian et d’adapter la communication :  “peu de vocabulaire technique, 2-3 concepts définis, des visuels“. Les chercheurs pensent qu’avoir déjà participé à des événements grand public comme la fête de la Science est une aide. “Savoir vulgariser s’apprend
  • Le tournage  est aussi une expérience particulière. avec un ordinateur et une équipe technique en face de soi. Il faut en général plusieurs prises et le prompteur n’est pas conseillé.

Au delà de l’investissement personnel les chercheurs retiennent que c’est un nouveau moyen de communiquer,  l’occasion du prendre du recul sur ses recherches et  participer dans le cas de la sensibilisation à la biodiversité, à une démarche citoyenne.

Les MOOCs offrent aussi une excellente visibilité pour les organismes d’enseignement et de recherche

 Tous les articles sur les Moocs dans ce blog.

Organiser des tâches avec Trello

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http://en.wikipedia.org/wiki/Kanban_board

Le blog du modérateur publie deux billets sur Trello,  un outil de gestion des tâches basé sur la méthode du Kanban, accessible gratuitement en ligne :

Le modèle le plus classique consiste à créer, à travers de “Boards” (Tableau), 3 colonnes : To do, In progress, Done (à faire, en cours, terminé). Ensuite les tâches peuvent être créées dans la colonne “To Do” et apparaissent sous la forme Post-it. Elles peuvent ensuite être déplacées dans les colonnes « In progress » et « Done ». Des personnes (chef de projet, supérieur hiérarchique) peuvent affecter des tâches à d’autres. à chaque fois un historique des actions est généré.

Mais il y aussi des méthodes basées sur des calendriers fixes ou “coulants”, des organisations ou l’activité de chaque personne est représentée en une colonne. On peut également partager des idées  en créant des colonnes d’idées (voir le billet 6 manière d’organiser ses tâches avec Trello). Le blog Trello  permet d’explorer les différentes utilisations

Dix outils de vérification de plagiat en ligne

mimieunice

Mimi & Eunice, “Thief”. Categories at the source website: Anger, Delusions, IP. http://mimiandeunice.com/2010/07/30/thief/

Le Billet “10 Best Plagiarism Checker Online” du site Techcriklets décrit 10 outils de détection de plagiats. Il indique leur fonctionnement et les aides qu’ils peuvent apporter dans la détection du plagiat des textes scientifiques. A noter également le site plagiarism.org qui donne des conseils pour lutter contre le plagiat. Il est cependant sponsorisé par l’outil Writechek  qui n’est pas dans la liste. Le site de référence est  publicationethics.org  du COPE (Comitte on publication ethics) sur l’éthique des publications avec des instructions sur les conduites à tenir, l’utilisation de la citation etc.

  1. Turnitin
  2.  Plagiarism Detect
  3.  Ithenticate
  4.  Plagium
  5.  Article Checker
  6.  Plagiarism Check
  7. Duplichecker
  8. DocCop
  9. Dust Ball
  10. Small SEO Tools

Source : “10 Best Plagiarism Checker Online.” TechCricklets. Accessed November 25, 2014. http://www.techcricklets.com/10-best-plagiarism-checker-online/.

Flossmanuals : Manuels pour les logiciels libres en édition collaborative avec BookType

flossmanuals

http://www.flossmanualsfr.net/

Suite à la signalisation du Manuel de Inkscape sur NetPublic,  Inkscape, logiciel libre de dessin vectoriel: Mode d’emploi, j’ai découvert Floss Manuals. “Floss Manuals est une plateforme de partage et de co-création plurilingue. Floss Manuals met à la disposition  une collection de livres en français sur les logiciels, la culture libre et le matériel libre. S’appuyant sur la communauté d’utilisateurs de ces outils, notamment les auteurs, éditeurs, artistes, développeurs de logiciels et activistes, ces livres sont consultables librement en différents formats (pages web, pdf et epub).” Les livres peuvent aussi être imprimés à demande (payant).

Parmi l’offre disponible des ouvrages sur Gimp, Inkscape, Libredraw office, Initiation à HTML5, initiation à Python…

En plus d’un contenu intéressant, la plateforme incite à la co-création avec  l’outil Booktype. Chacun peut créer un compte et commencer la rédaction d’un e-book.

Le site est la version française de plusieurs flossmanuals dans d’autres langues, organisés à travers la flossmanuals fondation.

Pourquoi et comment les scientifiques utilisent-ils les réseaux sociaux ?

L’usage des réseaux sociaux numériques par les scientifiques intéresse voire interpelle  les différents acteurs de la recherche. Au plan national par exemple, on peut rappeler l’enquête initiée en juin  par Couperin  et relayée dans les différents organismes de recherche français pour préparer le futur projet européen Foster (http://www.couperin.org/site-content/289-foster/1121-le-projet-foster). Le questionnaire d’enquête intègre des questions pour connaître les usages et pratiques des réseaux sociaux de la recherche et de l’Open Access. De plus en plus d’ éditeurs incitent les auteurs à utiliser les réseaux sociaux numériques pour communiquer sur leurs travaux et intègrent sur les pages qui leur sont destinées des passerelles directes vers ces outils. Sur le terrain, les documentalistes constatent la progression du nombre de profils de “leurs chercheurs” sur ces réseaux sans avoir une idée précise de l’engagement des personnes, du temps passé et de la réelle valeur ajoutée de ces outils. Les organismes de recherche enfin craignent aussi l’avantage que semblent parfois prendre ces outils sur les archives institutionnelles auprès des chercheurs .

L’article que publie Richard Van Noorden  dans Nature ce mois -ci  est très intéressant car il présente et sous une forme particulièrement éclairante et lisible les résultats d’une enquête initiée par le journal en mai dernier et à laquelle 3500 personnes issues de 95 pays ont répondu. L’utilisation des principaux réseaux est analysée finement. Le lecteur gagne à lire la version html plutôt que le pdf car l’auteur propose une visualisation graphique et dynamique de l’utilisation de chaque plateforme classée par utilisation décroissante d’un panel de répondants jugés suffisamment “actifs”. Researchgate, Academia.edu, Mendeley, Twitter, Linkedin et FacebooK sont ainsi examinés à la loupe.

  • pourquoi les scientifiques utilisent-ils ces plateformes ?
  • qu’en attendent-ils précisément ?
  • combien de temps y consacrent-ils ?
  • quel est le degré d’engagement et le comportement des utilisateurs de chaque plateforme spécifique
  • y a t-il des différences notables entre les disciplines thématiques et l’âge des répondants

L’affichage de leurs profils personnels, un gain de visibilité professionnelle dans le but de générer des contacts avec d’autres chercheurs semble être le moteur principal des inscriptions. Les autres arguments positifs sont les possibilités de partage de contenus, de contacts étendus, l’accès facile à des documents très pertinents et recommandés, l’utilisation de métriques nouvelles d’évaluation de leurs travaux.

L’article pointe aussi les critiques connues : des utilisateurs (pratique intensive du spam, création artificielle de profils) et des éditeurs vis à vis de ces plateformes (dépôt ou captation abusifs et illégaux de documents …). Il évoque enfin les dispositifs innovants de ces plateformes (par exemple, post-publication reviewing) et les perspectives positives et négatives possibles.

A lire dans :  Van Noorden, R. (2014). Scientists and the social network. Nature, 512, 126-129
http://www.nature.com/news/online-collaboration-scientists-and-the-social-network-1.15711

 

Veille documentaire avec ScoopIt, WordPress et IFTTT

Ce diaporama présente 3 études de cas de veille documentaire et surtout de curation de contenus avec les outils ScoopIt, WordPress et IFTTT, souvent abordés dans ce blog.

Il est assez détaillé et s’adresse aux débutants sur ces outils. Il présente également les avantages des solutions payantes pour ScoopIt et WordPress et les interactions possibles entre ces outils avec des flux RSS ou des recettes IFTT.

Source : Stephane Cottin. “Méthodologies de La Veille Documentaire. SIG. Avril 2014.”. http://fr.slideshare.net/cottin/mthodologies-de-la-veille-documentaire-sig-avril-2014#.

Exemple d’utilisation des outils du web dans un processus collaboratif de production de métadonnées

L’université de North Texas (UNT) et la Société d’Histoire de l’Oklahoma (OHS) collaborent dans un projet de numérisation et de publication de plus d’un million de photographies d’archives historiques (disponibles sur le portail The Gateway to Oklahoma History). Pour ce projet, ils sont mis au point un processus dans lequel ils utilisent les outils du web Open Refine et Google Fusion Tables pour vérifier et nettoyer les métadonnées produites au moment de la numérisation. Ce processus permet aux 2 institutions de se partager les tâches et de travailler simultanément sur les métadonnées, chacun s’attachant à un type de données et à un aspect différent du nettoyage (lieux, images, dates…etc.).
Le processus comporte 5 étapes : préparation de l’image pour la numérisation, saisie de l’image et génération des métadonnées (groupées par lots de 40 000 images/métadonnées au format csv), nettoyage des métadonnées à l’aide d’Open Refine et Google Fusion Tables, mapping des métadonnées et conversion au format Dublin Core qualifié en XML (outil m2m développé localement), dernières modifications et contrôle de la qualité des métadonnées obtenues (via le portail).

Référence :
Mark Phillips, Hannah Tarver, and Stacy Frakes (2013). Implementing a Collaborative Workflow for Metadata Analysis, Quality Improvement, and Mapping. code{4}lib Journal, 23, article 9199. http://journal.code4lib.org/articles/9199

 

GrantCraft : un annuaire des outils collaboratifs

Le rapport  Harnessing Collaborative Technologies a identifié sept types différents de besoin d’outils collaboratifs. Le site de GrantCraft présente ces différents outils selon plusieurs modes de navigation très bien conçus.

http://collaboration.grantcraft.org/

annuaire des outils collaboratifs

source twitter :

Mooc : plateforme de France Université Numérique et sites de veille

http://www.flickr.com/photos/47572798@N00/8397808475/
CC: Ryan, S. B. F. #edcmooc Cuppa Mooc, 2013.

Les MOOC, cours de masse en ligne et ouverts (Massive Open Online Course), en français CLOM (Cours en Ligne Ouverts aux Masses) ont commencé dans les universités américaines, mais sont désormais un enjeu pour toutes les types d’enseignement et révolutionnent le système de l’éducation. Plusieurs articles ont annoncé l’engagement français autour des Moocs comme celui-ci paru dans Le Monde du 2 octobre 2013 : L’université française passe de l’amphi aux cours en ligne.  Le lancement du progamme France Université Numérique (FUN)  proposera bientôt une plateforme de MOOC [1] qui présentera l’avantage de fédérer les initiatives.

Techniquement, FUN a fait le choix du logiciel libre edX, créé par le MIT et harvard, qui cumule les qualités de logiciel libre, et de communauté active [1].  Cependant les  Moocs peuvent être élaborés en utilisant d’autres technologies : 12 Kinds of Online Tools to Build Your #MOOC et Designing a MOOC using social media tools. Il existe aussi d’autres plateformes spécifiques  : 5 MOOC Building Platforms.

Déjà, quelques sites font référence sur les Mooc Francophones :

Le site Doc News [2] publie aussi un billet sur les Mooc et signale un billet avec des retours d’expériences plutôt encourageants en particulier pour l’enseignement des sciences de l’information-documentation et bibliothèques (SIDB).

[1] Le portail et la plateforme MOOC de France Université Numérique.Techniques innovantes pour l’enseignement supérieur. 2/10/2013

[2] Les MOOC c’est aussi pour l’information-documentation; Doc News. 18/10/2013