Archives de catégorie : Standards /Normes

Parution : LE LIVRE 010101 (1971-2015) sur l’évolution des formats du livre numérique

Rémi Mathis 20014 [image] Numerique - papier - un texte est un texte https://www.flickr.com/photos/remimathis/5239482334 CC-BY

Rémi Mathis 20014 Numerique – papier – un texte est un texte https://www.flickr.com/photos/remimathis/5239482334 CC-BY

LE LIVRE 010101 (1971-2015) de  Marie Lebert retrace les évolutions de livre numérique de ses origines à travers les différents projets et formats qui ont jalonné son évolution. Le format EPUB s’impose de plus en plus en raison notamment de son adaptabilité à tous les supports et terminaux. Le projet Gutenberg qui vient de dépasser les 50000 livres numériques est détaillé. Un article de l’auteure dans ActuaLitté  du 3 nov 2015synthétise l’évolution des formats : Un format standard pour le livre numérique, du PDF à l’EPUB.

introduction

Si le livre imprimé a plus de cinq siècles et demi, le livre numérique approche les quarante-cinq ans, soit l’âge de la maturité. Le premier livre numérique date de juillet 1971. Il s’agit de l’eText #1 du Projet Gutenberg, un projet visionnaire lancé par Michael Hart pour créer des versions électroniques gratuites d’œuvres littéraires et les diffuser dans le monde entier. Au 16e siècle, Gutenberg avait permis à chacun d’avoir quelques livres. Au 21e siècle, le Projet Gutenberg permettrait à chacun d’avoir une bibliothèque gratuite. L’arrivée de l’internet en 1974 puis du web en 1990 permet à ce projet de devenir réalité. …

Sources :

 

Ouverture du site Transition bibliographique

 

transitionbib

Dans le domaine du catalogage, le défi fondamental auquel les bibliothèques sont confrontées est l’exposition et la visibilité de leurs collections et de leurs métadonnées sur le web. Pour atteindre cet objectif, la France s’est intéressée au code de catalogage RDA (Ressources : Description et Accès)… dont les deux grandes promesses sont les suivantes : – mieux répondre aux attentes des usagers grâce à l’implémentation du modèle FRBR, qui permet le regroupement par œuvres des ressources (imprimées ou numériques) et des recherches plus intuitives ; – gagner en interopérabilité avec les réservoirs de données d’autres communautés afin de répondre à la nécessité économique d’un meilleur partage des tâches de production et d’enrichir les services proposés.[1]

Il semble à l’heure actuelle difficile de convertir les catalogues au format  RDA  mais Il est préférable d’avancer progressivement mais concrètement vers la FRBRisation des catalogues.[3]

Le site  transition bibliographique http://transition-bibliographique.fr/ propose des informations pérennes et d’actualité sur tous les sujets relatifs aux évolutions de l’information bibliographique : nouvelles règles de catalogage, travaux de normalisation en cours, dispositifs de formation, évolutions de l’informatique documentaire. [2].

Voir aussi le billet sur ce blog Dossier sur RDA : Resource Description and Access.

Sources :

  1. De RDA en France à la Transition bibliographique Préconisations de l’ABES et de la BnF pour favoriser l’évolution des catalogues nationaux vers le web des données liées.Novembre 2014. http://www.bnf.fr/documents/1411_transition_bibliographique.pdf
  2. Ouverture du site web du programme « Transition bibliographique ». 26 juin 2015. http://corist-shs.cnrs.fr/node/397
  3. La Transition bibliographique en France. http://transition-bibliographique.fr/enjeux/position-francaise-rda/

Un standard pour publier sur le web des documents numériques au format E-pub : EPUBWEB

Sources :

Ce « white paper » introduit le format EPUB-WEB,  une vision de l’évolution de l’édition numérique s’appuyant sur la représentation de document dans des formats à l’origine non prévu pour l’affichage sur le web, comme Epub, dans une plateforme web ouverte. Le format EPUB-WEB permettra la transparence entre les formats offline et online des documents élecroniques. Les éditeurs  et utilisateurs n’auront plus besoin de choisir l’une ou l’autre des options à la création du document, mais seulement de changer entre elles dynamiquement… A suivre.

Bonnes pratiques pour publier des données sur le web [W3C Working Draft]

source : Data on the Web Best Practices
First Public Working Draft
http://www.w3.org/TR/2015/WD-dwbp-20150224/#bp-summary

Ce document, ayant le statut Working draft du W3C, décrit les bonnes pratiques pour encourager la diffusion des données via internet, qu’elles soient issues de l’action des données ouvertes produites par les gouvernements (disponibles sur le Global Open Data Index de l’Open Knowledge Foundation) [1] de la publication des données de recherche encouragée par des institutions comme la Research Data Alliance [2] , de l’analyse ou du moissonnage des médias sociaux, ou encore de la production des données provenant du patrimoine culturel de la BNF [3]. Le Linked Open Data Cloud [4] donne une idée de l’importance de ce phénomène.

Il y a cependant une nécessité fondamentale de compréhension entre les producteurs de données et les utilisateurs.

Le document présente 27 bonnes pratiques qui couvrent différents aspects comme les formats de données, l’accès aux données, l’identification des données et les métadonnées. Un ensemble d’études de cas [5] a été analysé pour rédiger ces bonnes pratiques.

Ce document se veut également plus général que la note Best Practices for Publishing Linked Data [6] et traite d’autres formats comme CSV et JSON ainsi que l’utilisation de vocabulaires.

Notes

Visibilité de la recherche française

Pour comprendre « d’où venait le manque de visibilité et de lisibilité de la recherche française », et ce malgré le mouvement d’ouverture des données publiques, le site 2Elabo dresse un état des lieux nourri de nombreux exemples des réalisations, des projets, ainsi que des standards préconisés et outils utilisés internationalement pour mettre en place des systèmes d’information sur la recherche.

A travers les trois volets :

  1. Accès aux données sur la recherche (12/11/2013),
  2. Gestion des informations tout au long du cycle de vie de la recherche (21/02/2014),
  3. Annuaires de chercheurs et valorisation de l’expertise des laboratoires (06/09/2014),

2Elabo pointe le retard pris par la France au regard d’autres pays qui, comme la Grande Bretagne avec le portail national Gateway to Research et le projet researchfish, ont su mettre en place des systèmes d’information sur la recherche ouverts, offrant des données riches couvrant tout le cycle de vie de la recherche.
Ils montrent comment l’utilisation de standards, notamment CERIF (Common European Research Information Format), en assurant l’interopérabilité des informations de recherche et l’échange de données entre institutions, conduit à une meilleure compréhension du paysage de la recherche à l’échelle mondiale, et à la possibilité d’obtenir des indicateurs pour le suivi des projets et les politiques de recherche et d’innovation.
Les systèmes d’information sur la recherche en cours ou CRIS (Current Research Information Systems), utilisés dans les organismes de recherche et basés sur CERIF, ont des atouts nombreux qui en font « les briques d’un système d’information moderne, interopérable à l’échelle d’un pays et bientôt entre les pays » gages de gain de temps pour le chercheur et d’efficacité pour l’administration de la recherche.
Les systèmes de réseautage pour la recherche ou RNS (Research Networking System), basés sur les profils des chercheurs, améliorent leur visibilité, la communication sur leurs compétences, leurs axes de recherches et leurs collaborations. Ils sont amenés à remplacer les anciens annuaires d’universités et organismes de recherche car ils répondent à des pré-requis – identifiés lors d’enquêtes, de séances de brainstorming et d’entretiens avec des chercheurs, d’analyse de la littérature et d’observations en contexte – détaillés et illustrés de nombreux exemples dans le 3ème volet de cette étude.

S’appuyer sur ORCID, déployer un logiciel CRIS (Pure, Elements, Converis…), un RNS ( VIVO, Profiles RNS ou UNIWeb…) ou adosser un annuaire à un entrepôt institutionnel s’il existe (développement “maison” comme Okina de l’université d’Angers ou solution clés en mains comme DSpace-CRIS) sont présentées comme les quatre approches que pourra suivre une institution désirant construire un annuaire de ses chercheurs, annuaires qui pourront être fédérés au travers de portails comme VIVOsearch, DIRECT2experts ou CTSAsearch.

Vu sur
deuxième labo

Traduction en français de la recommandation du W3C « Langage d’ontologies Web OWL 2 »

La recommandation du W3C :

OWL 2 Web Ontology Language Document Overview (Second Edition). W3C Recommendation 11 December 2012 a été traduite en français pas Yohan Chabot. Elle est disponible sur son site.

Résumé
Le langage d’ontologies Web OWL 2, ou de manière informelle OWL 2, est un langage ontologique pour le Web Sémantique possédant une signification formellement définie. Les ontologies OWL 2 intègrent des classes, des propriétés, des individus et des valeurs de données et sont stockées dans des documents Web Sémantique. Les ontologies OWL 2 peuvent être utilisées de concert avec des informations décrites à l’aide de RDF et les ontologies OWL 2 sont elles-même principalement échangées sous la forme de documents RDF.

Ce document constitue une introduction à OWL 2 et à l’ensemble des autres documents OWL 2. Il décrit les syntaxes utilisées par OWL 2, les différents types de sémantiques, les profils disponibles (sous-langages), et les relations entre OWL 1 et OWL 2.

strcutureOWL2

Source :
Chabot, Yohan (Trad). 2014. Langage d’ontologies Web OWL 2. Vue d’ensemble (Deuxième édition). Recommandation du W3C du 11 décembre 2012. http://yoan-chabot.fr/EspacePersonnel/Projet/W3C/owl2-overview/

Un standard ISO pour les indicateurs Altmetrics en discussion

Le NISO (National Information Standards Organization) est une association américaine sans but lucratif validée par le  American National Standards Institute (ANSI). elle a pour but de développer, maintenir et publier des normes techniques autour de l’information dans un monde numérique, par exemple sur la recherche d’information, le stockage, la préservation ou encore les métadonnées. NISO est le lieu où les éditeurs, les bibliothèques les développeurs de logiciels définissent des standards qui leur permettre de travailler ensemble.

Altmetrics pour  article level metrics,  désigne de nouveaux indicateurs (métriques)  proposés comme alternative au facteur d’impact des journaux ou uniquement sur les citations   comme le h-index. Altmetrics prend en compte le comptage des citations mais aussi les aspects sur les impacts de la publication comme les références d’autres sources de données et les mentions dans les réseaux sociaux (d’après Wikipédia). Il est implémenté dans différents outils dont Prodinra.

un exemple d’indicateurs altmetrics

Le Niso a donc  entamé une démarche de normalisation des indicateurs de type altmetrics sur les productions scientifiques. Il propose un livre blanc (17 pages) ouvert aux commentaires jusqu’au 18 juillet 2014 (en anglais). Les enjeux  sont entre autres :

  • La définition du  terme Altmetrics ;
  • Comment calculer les indicateurs : avec quelle granularité ?  Quel espace de temps ?  Quelle importance doit-on accorder aux médias sociaux ?
  • L’infrastructure pour échanger les données et comment assurer une qualité constante à travers les différents fournisseurs de contenu ;
  • Quels types d’évaluation devrait être appliqués à ces métriques ?

DRAFT FOR PUBLIC COMMENT through July 18, 2014:
NISO Altmetrics Standards Project White Paper

Ressources sur Altmetrics

SPARQL 1.1 passe au statut de recommandation du W3C

SPARQL est un langage de requête qui permet de rechercher, d’ajouter, de modifier ou de supprimer des données RDF (triplets) disponibles à travers Internet. SPARQL1.0 était depuis le 15/01/2008 une recommandation du W3C. Le passage à la SPARQL1.1 le 21/03/2013 s’accompagne de nombreuses nouvelles fonctionnalités.

Vu dans Developpez.com

Métadonnées et indicateurs pour le libre accès : projet de norme de la NISO

La National Information Standards Organization (NISO) a approuvé un nouveau projet de développement de métadonnées bibliographiques normalisées et d’indicateurs visuels pour décrire l’accessibilité des articles de revues du point du vue du libre accès. Cette initiative devrait permettre de clarifier des offres qui, bien que présentées par les éditeurs sous la banière du libre accès, peuvent être très différentes. Tous les acteurs de la chaine éditoriale (Auteurs, éditeurs, agrégateurs et lecteurs) devraient en tirer bénéfice.
Voir le communiqué de presse de la NISO

Vu sur LaLIST

Thésaurus pour la recherche documentaire : livre blanc pour la norme ISO 25964-1

livre blanc norme thesaurusCe Livre Blanc propose à la communauté francophone une présentation générale de la première partie de la norme ISO 25964-1 – Thésaurus pour la recherche d’information[1]. Il en expose les grandes lignes et les nouveautés, ambitionnant de donner aux professionnels des éléments de réflexion sur les enjeux sémantiques et techniques de cette norme et des pistes d’actions à mener.

Cette nouvelle norme intègre une documentation à caractère technique qui devrait faciliter le déploiement d’applications conformes à ses directives : clauses normatives sur l’intégration de thésaurus dans les applications, les formats d’échange, les protocoles et les modèles de données, informations sur le schéma XML.
Le livre blanc consacre un chapitre aux différents composants du thesaurus identifiés dans la norme : thésaurus, concepts, termes, relations entre concepts et entre concepts et termes, regroupements de concepts par thèmes ou par facettes et associe à chacun un exemple concret et une description dans le modèle de données. Un autre chapitre concerne les usages du thésaurus et de ses composants, des points de vue technique et fonctionnel : présentation des thésaurus pour consultation, formats et protocoles d’échange, conception, gestion et maintenance des thésaurus.

[1] La norme ISO 25964-1:2011 a paru officiellement, dans sa version anglaise, en août 2011. Elle annule les normes internationales et françaises sur les thésaurus précédemment publiées.
La partie 2 de la norme concernera l’interopérabilité avec les autres vocabulaires et sera publiée début 2013.