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Visibilité de la recherche française

Pour comprendre « d’où venait le manque de visibilité et de lisibilité de la recherche française », et ce malgré le mouvement d’ouverture des données publiques, le site 2Elabo dresse un état des lieux nourri de nombreux exemples des réalisations, des projets, ainsi que des standards préconisés et outils utilisés internationalement pour mettre en place des systèmes d’information sur la recherche.

A travers les trois volets :

  1. Accès aux données sur la recherche (12/11/2013),
  2. Gestion des informations tout au long du cycle de vie de la recherche (21/02/2014),
  3. Annuaires de chercheurs et valorisation de l’expertise des laboratoires (06/09/2014),

2Elabo pointe le retard pris par la France au regard d’autres pays qui, comme la Grande Bretagne avec le portail national Gateway to Research et le projet researchfish, ont su mettre en place des systèmes d’information sur la recherche ouverts, offrant des données riches couvrant tout le cycle de vie de la recherche.
Ils montrent comment l’utilisation de standards, notamment CERIF (Common European Research Information Format), en assurant l’interopérabilité des informations de recherche et l’échange de données entre institutions, conduit à une meilleure compréhension du paysage de la recherche à l’échelle mondiale, et à la possibilité d’obtenir des indicateurs pour le suivi des projets et les politiques de recherche et d’innovation.
Les systèmes d’information sur la recherche en cours ou CRIS (Current Research Information Systems), utilisés dans les organismes de recherche et basés sur CERIF, ont des atouts nombreux qui en font “les briques d’un système d’information moderne, interopérable à l’échelle d’un pays et bientôt entre les pays” gages de gain de temps pour le chercheur et d’efficacité pour l’administration de la recherche.
Les systèmes de réseautage pour la recherche ou RNS (Research Networking System), basés sur les profils des chercheurs, améliorent leur visibilité, la communication sur leurs compétences, leurs axes de recherches et leurs collaborations. Ils sont amenés à remplacer les anciens annuaires d’universités et organismes de recherche car ils répondent à des pré-requis – identifiés lors d’enquêtes, de séances de brainstorming et d’entretiens avec des chercheurs, d’analyse de la littérature et d’observations en contexte – détaillés et illustrés de nombreux exemples dans le 3ème volet de cette étude.

S’appuyer sur ORCID, déployer un logiciel CRIS (Pure, Elements, Converis…), un RNS ( VIVO, Profiles RNS ou UNIWeb…) ou adosser un annuaire à un entrepôt institutionnel s’il existe (développement “maison” comme Okina de l’université d’Angers ou solution clés en mains comme DSpace-CRIS) sont présentées comme les quatre approches que pourra suivre une institution désirant construire un annuaire de ses chercheurs, annuaires qui pourront être fédérés au travers de portails comme VIVOsearch, DIRECT2experts ou CTSAsearch.

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deuxième labo