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Kudos une plateforme pour valoriser ses publications

kudoslogoKudos (www.growkudos.com) est un outil assez récent pour valoriser l’impact  des articles scientifiques. Cet outil vient de gagner un prix pour l’Innovation en publication délivré par les éditeurs. [1]

Les jurés ont été impressionnés par le fait que Kudos ne soit pas un outil fermé sur une communauté mais peut être utilisé pour n’importe quelle publication de n’importe quelle plateforme éditoriale en utilisant un identifiant Cross Ref DOI. Il permet d’avoir une vue unique pour l’auteur et l’éditeur pour savoir quel moyen de communication est le plus efficace [2].

Le fonctionnement de Kudos est assez simple :

Chaque auteur créé un profil et récupère ses publications soit en liant son compte Kudos avec son compte Orcid,  soit avec le DOI de la version éditeur de chaque article, soit  en interrogeant par mots du titre.

Pour chaque article il y a une Publication Profile Page qui permet à l’auteur d’expliquer, d’enrichir (image, données) ou de partager sa publication. Ci-dessous la  grille de commentaires permet de donner un titre court à l’article et de l’expliquer en trois parties : « What is about ? »  « Why it is important ? » et « Perpectives ». La partie « Partager » permet de formater les contenus de la partie « Expliquer » pour les réseaux sociaux et les blogs.

kudos2

L’auteur a aussi accès à un tableau synthétique avec la plupart des indicateurs : Altmetrics, Citation du WOS, nombre de téléchargements etc.

D’après les termes et conditions de Kudos, l’auteur détient le copyright des informations mais Kudos les repartage  sous licence Creative Commons CC-BY (réutilisation libre sans nécessité de citer la source). Le texte intégral n’est pas fourni et les conditions d’accès sont celles de la revue scientifique.

Kudos a environ 30 000 auteurs enregistrés pour environ 4500 publications, chiffres de début de 2015 [2]. Mais le réseau est en relation avec une trentaine d’éditeurs (dont ASM, OECD, The Royal Society,….) et annonce un profit de 19% de plus d’usage de l’article par jour. Il peut aussi récupérer des données des profils Orcid ce qui évite aux chercheurs de remplir les données sur le profil et la liste des publications déjà identifiées dans Orcid.

Kudos se distingue des autres outils comme ResearchGate, Academia.edu, Google Sholar, Mendeley… par ses fonctionnalités. Cependant le problème pour le chercheur devient de plus en plus compliqué : quelles plateformes et outils choisir pour valoriser au mieux ses publications ? Est ce que celles-ci vont toutes perdurer  ?

Source :

[1] Kudos wins the ALPSP Award for Innovation in Publishing . http://www.stm-publishing.com/kudos-wins-the-alpsp-award-for-innovation-in-publishing/. 15/09/2015

[2]  Kudos – Greater Research Impact (David Sommer – APE 2015) http://fr.slideshare.net/growkudos/kudos-greater-research-impact-david-sommer-ape-2015?qid=201efe95-78fb-4134-a335-8b8659779cbe&v=default&b=&from_search=4. 21/01/2015.

[3] Kudos www.growkudos.com

Visibilité de la recherche française

Pour comprendre « d’où venait le manque de visibilité et de lisibilité de la recherche française », et ce malgré le mouvement d’ouverture des données publiques, le site 2Elabo dresse un état des lieux nourri de nombreux exemples des réalisations, des projets, ainsi que des standards préconisés et outils utilisés internationalement pour mettre en place des systèmes d’information sur la recherche.

A travers les trois volets :

  1. Accès aux données sur la recherche (12/11/2013),
  2. Gestion des informations tout au long du cycle de vie de la recherche (21/02/2014),
  3. Annuaires de chercheurs et valorisation de l’expertise des laboratoires (06/09/2014),

2Elabo pointe le retard pris par la France au regard d’autres pays qui, comme la Grande Bretagne avec le portail national Gateway to Research et le projet researchfish, ont su mettre en place des systèmes d’information sur la recherche ouverts, offrant des données riches couvrant tout le cycle de vie de la recherche.
Ils montrent comment l’utilisation de standards, notamment CERIF (Common European Research Information Format), en assurant l’interopérabilité des informations de recherche et l’échange de données entre institutions, conduit à une meilleure compréhension du paysage de la recherche à l’échelle mondiale, et à la possibilité d’obtenir des indicateurs pour le suivi des projets et les politiques de recherche et d’innovation.
Les systèmes d’information sur la recherche en cours ou CRIS (Current Research Information Systems), utilisés dans les organismes de recherche et basés sur CERIF, ont des atouts nombreux qui en font « les briques d’un système d’information moderne, interopérable à l’échelle d’un pays et bientôt entre les pays » gages de gain de temps pour le chercheur et d’efficacité pour l’administration de la recherche.
Les systèmes de réseautage pour la recherche ou RNS (Research Networking System), basés sur les profils des chercheurs, améliorent leur visibilité, la communication sur leurs compétences, leurs axes de recherches et leurs collaborations. Ils sont amenés à remplacer les anciens annuaires d’universités et organismes de recherche car ils répondent à des pré-requis – identifiés lors d’enquêtes, de séances de brainstorming et d’entretiens avec des chercheurs, d’analyse de la littérature et d’observations en contexte – détaillés et illustrés de nombreux exemples dans le 3ème volet de cette étude.

S’appuyer sur ORCID, déployer un logiciel CRIS (Pure, Elements, Converis…), un RNS ( VIVO, Profiles RNS ou UNIWeb…) ou adosser un annuaire à un entrepôt institutionnel s’il existe (développement “maison” comme Okina de l’université d’Angers ou solution clés en mains comme DSpace-CRIS) sont présentées comme les quatre approches que pourra suivre une institution désirant construire un annuaire de ses chercheurs, annuaires qui pourront être fédérés au travers de portails comme VIVOsearch, DIRECT2experts ou CTSAsearch.

Vu sur
deuxième labo

Pourquoi et comment les scientifiques utilisent-ils les réseaux sociaux ?

L’usage des réseaux sociaux numériques par les scientifiques intéresse voire interpelle  les différents acteurs de la recherche. Au plan national par exemple, on peut rappeler l’enquête initiée en juin  par Couperin  et relayée dans les différents organismes de recherche français pour préparer le futur projet européen Foster (http://www.couperin.org/site-content/289-foster/1121-le-projet-foster). Le questionnaire d’enquête intègre des questions pour connaître les usages et pratiques des réseaux sociaux de la recherche et de l’Open Access. De plus en plus d’ éditeurs incitent les auteurs à utiliser les réseaux sociaux numériques pour communiquer sur leurs travaux et intègrent sur les pages qui leur sont destinées des passerelles directes vers ces outils. Sur le terrain, les documentalistes constatent la progression du nombre de profils de « leurs chercheurs » sur ces réseaux sans avoir une idée précise de l’engagement des personnes, du temps passé et de la réelle valeur ajoutée de ces outils. Les organismes de recherche enfin craignent aussi l’avantage que semblent parfois prendre ces outils sur les archives institutionnelles auprès des chercheurs .

L’article que publie Richard Van Noorden  dans Nature ce mois -ci  est très intéressant car il présente et sous une forme particulièrement éclairante et lisible les résultats d’une enquête initiée par le journal en mai dernier et à laquelle 3500 personnes issues de 95 pays ont répondu. L’utilisation des principaux réseaux est analysée finement. Le lecteur gagne à lire la version html plutôt que le pdf car l’auteur propose une visualisation graphique et dynamique de l’utilisation de chaque plateforme classée par utilisation décroissante d’un panel de répondants jugés suffisamment « actifs ». Researchgate, Academia.edu, Mendeley, Twitter, Linkedin et FacebooK sont ainsi examinés à la loupe.

  • pourquoi les scientifiques utilisent-ils ces plateformes ?
  • qu’en attendent-ils précisément ?
  • combien de temps y consacrent-ils ?
  • quel est le degré d’engagement et le comportement des utilisateurs de chaque plateforme spécifique
  • y a t-il des différences notables entre les disciplines thématiques et l’âge des répondants

L’affichage de leurs profils personnels, un gain de visibilité professionnelle dans le but de générer des contacts avec d’autres chercheurs semble être le moteur principal des inscriptions. Les autres arguments positifs sont les possibilités de partage de contenus, de contacts étendus, l’accès facile à des documents très pertinents et recommandés, l’utilisation de métriques nouvelles d’évaluation de leurs travaux.

L’article pointe aussi les critiques connues : des utilisateurs (pratique intensive du spam, création artificielle de profils) et des éditeurs vis à vis de ces plateformes (dépôt ou captation abusifs et illégaux de documents …). Il évoque enfin les dispositifs innovants de ces plateformes (par exemple, post-publication reviewing) et les perspectives positives et négatives possibles.

A lire dans :  Van Noorden, R. (2014). Scientists and the social network. Nature, 512, 126-129
http://www.nature.com/news/online-collaboration-scientists-and-the-social-network-1.15711

 

ScienceOpen : réseau social et de publication scientifique

ScienceOpen (version beta) est une nouvelle plateforme gratuite (en dehors de certains services liés à la publication, voir plus bas) se présentant à la fois comme éditeur, réseau social pour chercheurs et entrepôt de pré-prints.

ScienceOpen, startup basée à Berlin et Boston, a été crée en 2013 par Alexander Grossmann (chercheur à Leipzig University of Applied Sciences, Allemagne) et Tibor Tscheke (président de l’entreprise Ovitas spécialisée dans les technologies de l’information, Boston, USA).

On retrouve dans ScienceOpen les fonctionnalités caractéristiques des réseaux sociaux pour chercheurs, avec la nécessité de s’inscrire pour accéder à l’ensemble des services.

ScienceOpen agrège les références à partir de diverses sources en libre accès. Les articles sont catégorisés dans des disciplines et sous-disciplines couvrant tous les domaines.

ScienceOpen distingue les utilisateurs en fonction du nombre de publications liées à leur numéro ORCID : « Guest« , « Junior Member« , « Member » (au moins 1 publication), « Scientific Member » (au moins 5 publications) et « Expert » (au moins 20 publications).

Un processus de publication permet à toute personne identifiée de travailler avec ses co-auteurs sur un brouillon de publication puis de le soumettre à un « peer-review » formé de « Scientific members » et « Experts » de son choix au sein du réseau ScienceOpen (voir le guide du peer-review propre au site). Ce brouillon, qui peut faire l’objet de plusieurs révisions, peut être publié ensuite directement sur la  plate-forme, sous licence CC-BY et recevoir ainsi un DOI (les services associés à la publication sont payants : 800$ au moment de la rédaction de ce billet). Tous les co-auteurs doivent être enregistrés dans ScienceOpen et avoir donné leur accord avant publication.

Les articles avec DOI sont intégrés parmi les « ScienceOpen publications ». Les autres articles, créés ou récupérés par exemple par l’intermédiaire de son profil personnel ou d’ORCID, sont intégrés comme « Other publications » et ne sont pas interrogeables.

Seuls les « Members » peuvent commenter et apprécier un article, seuls les « Scientific Members » reviewer et créer des groupes (qui sont publics). Le tableau ci-dessous résume les possibilités offertes aux catégories d’utilisateurs :

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Les fonctionnalités de ScienceOpen selon le statut de l’utilisateur

Exemple d’affichage d’un article avec les statistiques et fonctionnalités associées :

Exemple d’affichage d’un article dans ScienceOpen

Pour en savoir plus : http://about.scienceopen.com/

Vu sur le Scoop.it de François Magnan

Topsy.com : moteur de recherche social

Topsy est un moteur de recherche social gratuit qui indexe les contenus de la plateforme de microblogging Twitter ainsi que ceux de Google +.

Cet outil permet de rechercher sur les tweets, sur les liens tweetés, les photos, les vidéos ou  uniquement sur les hashtags. Une recherche par experts permet d’identifier des twitteurs spécialistes d’un sujet ou d’une thématique précise. Une fois la première recherche lancée Topsy offre de multiples possibilités d’affinage : par types de résultats, par réseau (Twitter ou Google +), par langue…

Il est possible de s’abonner au résultat d’une requête (email ou RSS) ce qui peut s’avérer utile dans un processus de veille.

L’outil d’analyse intégré Topsy Social Analytics permet de comparer plusieurs requêtes  selon le volume de tweets que génère tel ou tel sujet (sur un pas de temps paramétrable).

Topsy n’est pas un moteur récent (ouverture en 2009). Il dispose donc d’archives de tweets remontant à 2008.

Topsy.com

 

Mendeley Institutional Edition

Mendeley était jusqu’à présent un logiciel de gestion des références bibliographiques lié à un réseau social pour les chercheurs pour

  • gérer automatiquement sa bibliographie et ses PDF,
  • collaborer avec d’autres chercheurs,
  • insérer et présenter des références bibliographiques dans une publication
  • rechercher des documents
    …etc

La version institutionnelle commercialisée par Swets permettra aux bibliothèques (et aux gestionnaires de l’information)

  • de constituer/visualiser un réseau institutionnel de chercheurs,
  • d’insérer les ressources documentaires de la bibliothèque (liste AtoZ de périodiques, résolveurs de liens),
  • de déterminer rapidement combien d’utilisateurs utilisent quels journaux,
  • d’identifier les tendances de la recherche entre les utilisateurs,
  • de voir les thèmes de recherche de l’institution.

Il s’agit ici uniquement de diffuser cette actualité, pour l’instant aucun test n’a été effectué sur cette version.

http://www.swets.com/mendeley-institutional-edition-features

Bibliothèque et réseaux sociaux : accès au catalogue depuis Facebook

La présence des bibliothèques sur des réseaux sociaux tel que Facebook, va t’elle se généraliser ? Et dans quel but ?

A la lecture du billet Accès au catalogue depuis Facebook paru sur le Blog aka Reup : du biblio-blabla…, il semble que cette présence gagne en légitimité et ne se cantonnerait plus a un simple affichage.

En effet, la manip décrite dans le billet  permet, in fine, d’interroger directement le catalogue de la bibliothèque à partir de la page Facebook, voire de « rapatrier » les internautes vers le catalogue en ligne de la bibliothèque.
Tout le processus permettant l’implémentation du code dans votre page Facebook est ici décrit très précisément . Il ne reste plus qu’a se lancer…..