Archives par étiquette : réseaux sociaux pour chercheurs

URFIST : Eléments de comparaison archives ouvertes et réseaux sociaux académiques

Sur le même sujet que notre Activ’IST 1: “ResearchGate et Academia : usages, limites et recommandations Inra“, Aline Bouchard de l’URFIST propose des éléments comparant HAL et les réseaux sociaux académique Researchgate et Academia.edu.

Le résumé ci-dessous est diffusé sur le site de l’Urfist Paris (*) :

Le succès des réseaux sociaux destinés aux chercheurs ne se dément pas. Paradoxe, et preuve sans doute de ce succès, de plus en plus de chercheurs et d’institutions en appellent à une utilisation vigilante. Les doutes existant en effet sur leurs modèles économiques, le droit des documents déposés ou encore leur usage des données personnelles rappellent combien ces services sont parfois loin des principes de l’open access et et ne sont pas des archives ouvertes.
Si archives ouvertes et réseaux sociaux permettent de diffuser et valoriser la production scientifique, il convient de mettre en lumière leurs différences et leurs points communs. C’est également l’occasion de :
– situer les réseaux sociaux académiques et les archives ouvertes dans l’offre d’outils permettant d’assurer une visibilité à ses travaux sur le web ;
– connaître les principaux réseaux (Academia, ResearchGate) et la principale archive ouverte française (HAL) ;
– avoir conscience des enjeux et des limites de ces services.

Accès au document :  Bouchard, Aline. (2016). Eléments de comparaison archives ouvertes (HAL) et réseaux sociaux académiques (Academia, ResearchGate). 29 Novembre 2016. 49 p.   http://urfist.enc-sorbonne.fr/sites/default/files/ab/Bouchard_Comparaison_AO_RSX_112016.pdf. Consulté le 06/12/2016.

(*) http://urfist.enc.sorbonne.fr/ressources/veille-sur-les-outils/diffuser-ses-travaux-sur-les-reseaux-sociaux-academiques-ou-sur-des

Réseaux sociaux académiques : usages, limites et recommandations Inra

Le Numéro 1 de ACTIV’IST Focus sur l’IST  de l’INRA porte sur les réseaux sociaux académiques (Researchgate, Academia.edu…), leurs usages et leurs limites  et présente des recommandations pour le chercheur. Il rappelle également la différence entre réseaux sociaux académiques et archives ouvertes.   Télécharger Activ’ist1

 

Kudos une plateforme pour valoriser ses publications

kudoslogoKudos (www.growkudos.com) est un outil assez récent pour valoriser l’impact  des articles scientifiques. Cet outil vient de gagner un prix pour l’Innovation en publication délivré par les éditeurs. [1]

Les jurés ont été impressionnés par le fait que Kudos ne soit pas un outil fermé sur une communauté mais peut être utilisé pour n’importe quelle publication de n’importe quelle plateforme éditoriale en utilisant un identifiant Cross Ref DOI. Il permet d’avoir une vue unique pour l’auteur et l’éditeur pour savoir quel moyen de communication est le plus efficace [2].

Le fonctionnement de Kudos est assez simple :

Chaque auteur créé un profil et récupère ses publications soit en liant son compte Kudos avec son compte Orcid,  soit avec le DOI de la version éditeur de chaque article, soit  en interrogeant par mots du titre.

Pour chaque article il y a une Publication Profile Page qui permet à l’auteur d’expliquer, d’enrichir (image, données) ou de partager sa publication. Ci-dessous la  grille de commentaires permet de donner un titre court à l’article et de l’expliquer en trois parties : “What is about ?”  “Why it is important ?” et “Perpectives”. La partie “Partager” permet de formater les contenus de la partie “Expliquer” pour les réseaux sociaux et les blogs.

kudos2

L’auteur a aussi accès à un tableau synthétique avec la plupart des indicateurs : Altmetrics, Citation du WOS, nombre de téléchargements etc.

D’après les termes et conditions de Kudos, l’auteur détient le copyright des informations mais Kudos les repartage  sous licence Creative Commons CC-BY (réutilisation libre sans nécessité de citer la source). Le texte intégral n’est pas fourni et les conditions d’accès sont celles de la revue scientifique.

Kudos a environ 30 000 auteurs enregistrés pour environ 4500 publications, chiffres de début de 2015 [2]. Mais le réseau est en relation avec une trentaine d’éditeurs (dont ASM, OECD, The Royal Society,….) et annonce un profit de 19% de plus d’usage de l’article par jour. Il peut aussi récupérer des données des profils Orcid ce qui évite aux chercheurs de remplir les données sur le profil et la liste des publications déjà identifiées dans Orcid.

Kudos se distingue des autres outils comme ResearchGate, Academia.edu, Google Sholar, Mendeley… par ses fonctionnalités. Cependant le problème pour le chercheur devient de plus en plus compliqué : quelles plateformes et outils choisir pour valoriser au mieux ses publications ? Est ce que celles-ci vont toutes perdurer  ?

Source :

[1] Kudos wins the ALPSP Award for Innovation in Publishing . http://www.stm-publishing.com/kudos-wins-the-alpsp-award-for-innovation-in-publishing/. 15/09/2015

[2]  Kudos – Greater Research Impact (David Sommer – APE 2015) http://fr.slideshare.net/growkudos/kudos-greater-research-impact-david-sommer-ape-2015?qid=201efe95-78fb-4134-a335-8b8659779cbe&v=default&b=&from_search=4. 21/01/2015.

[3] Kudos www.growkudos.com

Piirus: un nouveau réseau pour les scientifiques

piirus

Le site Fabrica de l’Inria signale (9/07.2015) Piirus un réseau social pour les chercheurs qui n’est pas tout à fait nouveau mais qui se distingue des autres réseaux sociaux académiques et commence à prendre de l’essor avec plus de 50000 comptes. Il est géré par l’ Université de Warwick (UK).

Quelques caractéristiques de l’outil :

  • L’accès à Piirus se fait sur invitation seulement. Toutefois vous pouvez exprimer votre intérêt pour obtenir un compte
  • Seules les personnes connectées peuvent voir les profiles utilisateurs (à la différence de LinkedIn ou de Academia.edu ou ResearchGate).
  • Il est compatible avec les  identifiants de chercheurs comme Orcid, SCOPUS Author ID, ResearcherID, Australian Research Council( FOR codes).
  • Matching de chercheurs : Piirus vous propose des chercheurs en fonctions des mots clés trouvés dans votre profil (texte et mots clés) avec une recherche intelligente.

D’après le site Fabrica de l’Inria :

Piirus n’a pas vocation à remplacer LinkedIn ou Academia mais plutôt de permettre aux chercheurs de se trouver et de se connecter plus facilement. On pourrait l’identifier à un annuaire amélioré.

Les utilisateurs indiquent dans leurs profils leurs intérêts de recherche et leurs propositions de collaboration et Piirus en fonction de ces critères proposent des contacts dans le tableau de bord.

Sources :

Où en est-on des réseaux sociaux académiques ? sur URFISTINFO

Source :  Où en est-on des réseaux sociaux académiques ? Blog Urfistinfo. Aline Bouchard. 15 mai 2015. http://urfistinfo.hypotheses.org/2896

Il s’agit d’un billet très complet qui apporte un éclairage à travers une revue de la littérature sur l’utilisation des réseaux sociaux de chercheurs après un premier article   paru il y a un peu plus d’un an « Pour une utilisation critique des réseaux sociaux académiques ».

Le billet aborde le repositionnement des éditeurs, les pratiques d”information des chercheurs, le lien avec les archives ouvertes et la publication scientifique et du rôle des professionnels de l’information. Quelques faits marquants et citations à la lecture du billet.

Les réseaux sociaux de chercheurs continuent de croitre Les deux principaux étant  ResearchGate (6 millions d’utilisateurs), Academia.edu (21 millions d’utilisateurs) . Ce dernier ayant triplé le nombres d’utilisateurs en un an. Biomed Expert de Elsevier un des réseaux majeurs a été arrêté et de nouveaux réseaux apparaissent (Piirus par exemple).

Une étude Couperin montre une stagnation du nombre de chercheurs qui utilisent les réseaux sociaux en général :71 contre 70 % l’an dernier. 42% des chercheurs sont inscrits sur un réseau social de recherche, mais les pratiques sont différentes suivant la discipline.

“L’usage des réseaux sociaux académiques « n’est pas du tout social et est peu interactif » (C. P. Hoffmann et al.). Quant aux contenus échangés, il s’agit surtout de partage de publications, rarement de données de la science, de savoir-faire ou de conseils. Ce ne sont pas davantage des outils de travail collaboratif.”

“Les  réseaux sociaux …sont au croisement de trop d’enjeux documentaires et politiques d’une actualité brûlante (modification des modalités de communication scientifique, place des éditeurs, développement de la science ouverte…) pour que les professionnels de l’information puissent en faire l’impasse maintenant, en termes de connaissances professionnelles comme de services aux usagers : il est de notre « responsabilité d’éduquer les membres de notre communauté universitaire » (J. Ward et al.)”