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Les représentants  de la  US National Library of Medicine (NLM), une composante du National Institutes of Health,et la Wellcome Library ont signé un  « memorandum of understanding » pour travailler ensemble sur la diffusion  gratuit, en ligne de milliers d’archives de journaux historiquement significatifs en biomédecine.

L’accord  prévoit une donation de 1.2 million de $ à la NLM qui coordonnera ce projet de numérisation de 3 ans. Les journaux numérisés – la liste des journaux n’est pas diffusée –  seront mis à disposition dans  PubMed Central (PMC) et sa version européenne , Europe PMC. En plus de la numérisation, des indicateurs de citation des articles seront créés.

source :

Wellcome Library and NLM establish agreement to make 150 years of biomedical journals freely available online. http://www.wellcome.ac.uk/News/Media-office/Press-releases/2014/WTP056252.htm#.U1VlUwdJu5U.twitter

Parmi les licences dites ouvertes, on trouve les licences creative commons. L’intérêt de ces licences est qu’elles permettent d’intégrer facilement des critères limitants ou des conditions :

  • CC-BY est la licence de base par laquelle la réutilisation n’est pas limitée, seule la nécessité de citer la paternité de l’œuvre est demandée.
  • CC-BY-ND  autorise toute utilisation de l’œuvre originale (y compris à des fins commerciales), mais n’autorise pas la création d’œuvres dérivées.
  • CC-BY-NC-ND autorise l’utilisation de l’œuvre originale à des fins non commerciales, mais n’autorise pas la création d’œuvres dérivés. Les utilisations commerciales peuvent être permises mais avec un accord spécifique donné par le titulaire des droits. C’est la licence appliquée par défaut à tous les documents déposés dans ProdInra qui n’auraient pas déjà de licence de réutilisation.
  • CC-BY-NC permet l’exploitation de l’œuvre, ainsi que la création d’œuvres dérivées, à condition qu’il ne s’agisse pas d’une utilisation commerciale (les utilisations commerciales peuvent être permises mais avec un accord spécifique donné par le titulaire des droits).
  • CC-BY-NC-SA autorise l’exploitation de l’œuvre originale à des fins non commerciales, ainsi que la création d’œuvres dérivées, à condition qu’elles soient distribuées sous une licence identique à celle qui régit l’œuvre originale.
  • CC-BY-SA permet toute utilisation de l’œuvre originale (y compris à des fins commerciales) ainsi que la création d’œuvres dérivées, à condition qu’elles soient distribuées sous une licence identique à celle qui régit l’œuvre originale.
  • CC-0 est une nouvelle licence qui a fait son apparition par laquelle toute réutilisation est permise et sans nécessité de citer la source ou la paternité de l’œuvre. Cette licence ne s’inscrit pas dans la propriété intellectuelle inscrite dans la loi française puisque celle ci définit un droit moral inaltérable, non transférable et inaliénable.

Le DOAJ (Directory of Open Access Journals) référence les revues en open access. Une étude a été faite sur les licences de réutilisation de chacune des revues

On remarque que seuls 38 % des revues proposent une licence de type Creative Commons

Total Number of Journals 9 804
Number of Journals using any CC-License 3 722
Percentage of Journals using any CC-License 37,96%

Déclinaison du nombre de revues par licence CC :

Number of Journals using this license Percentage among all Journals using any CC-License Percentage among all Journals
CC-BY 1 964 52,77% 20,03%
CC-BY-SA 52 1,40% 0,53%
CC-BY-NC-ND 737 19,80% 7,52%
CC-BY-NC 665 17,87% 6,78%
CC-BY-NC-SA 260 6,99% 2,65%
CC-BY-ND 44 1,18% 0,45%

La licence CC-BY est largement plébiscitée par les éditeurs de revues en open access. Du coté des auteurs, le billet Quelle licence pour la production scientifique ? rappelle les résultats de l’enquête menée par Taylor & Francis and Routledge auprès de leurs auteurs.

Du coté de ProdInra, un nouveau champ sera disponible au printemps 2014 permettant au scientifique qui dépose sa pièce jointe de préciser la licence souhaitée. Cette licence sera ensuite tamponnée sur tous les documents (qui ne sont pas une version éditeur) afin de mieux informer les utilisateurs des conditions de réutilisation. Il sera alors intéressant d’étudier les choix de nos chercheurs et ingénieurs (Inra) sur ces questions.

L’organisation internationale de normalisation (ISO) s’est penché sur les éléments descriptifs d’un document scientifique (appelé métadonnées) permettant de qualifier si un papier est openly accessible. Dans les schémas actuels, les informations d’accès libre et de réutilisation ne sont pas souvent mentionnés voire pas présents du tout dans la notice accompagnatrice.
On remarque que sur les sites des éditeurs, il est souvent difficile de repérer les articles en open access, voire distinguer ceux qui sont en free access que ceux en open access

Many offerings are available from publishers under the banner of Open Access, Increased Access, Public Access, or other names. The terms used vary both between publishers and within publishers byjournal, and in some cases, based on the funder

Le groupe de travail dédié au chantier : « Open Access Metadata and Indicators » propose à tous ceux intéressés par le sujet de commenter la première version de la norme : NISO RP-22-201x

Cette norme est importante afin d’homogénéiser les différentes appellations et de fournir aux archives ouvertes les moyens de correctement signaler les conditions d’accès et de réutilisation des documents. Cependant, le parti pris par le groupe de travail est de se limiter à deux éléments indicatifs : Free-to-read (<free_to_read>) et License reference (<license_ref>) ; cette dernière étant multi occurrente permettant de spécifier des dates différentes.
Ces balises seraient utilisées pour enrichir les schémas de données actuels ; il n’est pas question de créer un nouveau schéma.

On notera, et c’est le cas dans ProdInra, qu’une notice décrivant un document principal peut avoir plusieurs pièces jointes associées, comme des supplementary materials, des données brutes, des vidéos de présentation, etc. La norme NISO RP-22-201x ne propose que des balises supplémentaires dans la notice et n’adresse pas la question des condiutions d’accès et de réutilisation de chaque objet attaché à la notice

Use cases that are not entirely dealt with are the management of rights for components of works (e.g.figures, images, datasets). Where components are separately identified,the <free_to_read> and <license_ref> tags can apply to the components but in many cases components are not separately identified.
It is outside the scope of this Recommended Practice to determine how components should be identified.
The group further felt that there would be value in a separate initiative to identify best practice in the issues that licenses for scholarly research content should address

Je trouve que cette exclusion est dommage et diminue sensiblement l’intérêt de cette norme. Cependant, la normalisation de ces deux nouvelles balises, accompagnées de leurs attributs, est importante pour enrichir les schémas existants et pointer l’importance de ces informations.

La tendance générale consistant à rendre accessibles gratuitement les résultats de la recherche aux lecteurs, ou phénomène du «libre accès», a été confirmée aujourd’hui par une étude financée par la Commission européenne. Cette étude montre que le libre accès a atteint un seuil critique, environ 50 % des articles scientifiques publiés en 2011 étant désormais accessibles gratuitement. Il s’agit d’une proportion deux fois supérieure à celle que prévoyaient les études antérieures, ce qui s’explique par l’application d’une meilleure méthodologie et une définition élargie du libre accès. Par ailleurs, selon cette étude, plus de 40 % des articles validés par la communauté scientifique et publiés dans le monde entier entre 2004 et 2011 sont désormais librement accessibles en ligne. L’étude examine le cas de l’Union européenne et de certains pays voisins, ainsi que ceux du Brésil, du Canada, du Japon et des États-Unis.

Lire la suite sur Europa Press Releases

 

Liens vers les trois études  :

Articles en libre accès :  http://www.science-metrix.com/pdf/SM_EC_OA_Availability_2004-2011.pdf

Politique pour le libre accès : http://www.science-metrix.com/pdf/SM_EC_OA_Policies.pdf

Données de recherche en libre accès : http://www.science-metrix.com/pdf/SM_EC_OA_Data.pdf

Nous savions que la commission européenne était mobilisée pour l’open access et préparait une politique assez ambitieuse dans le cadre d’Horizon 2020.

Mais c’est avec plaisir que nous apprenons que le prochain programme cadre de recherche et développement (2014-2020) appelé Horizon 2020 :

  • 1) sera doté de 70 milliards d’euros.
  • 2) aura une politique d’obligation à l’égard de l’open access

Open access publication of results from research funded under Horizon 2020 will be mandatory, which will, « allow the results of publically funded research and innovation to be maximised”, said Teresa Riera, MEP and Rapporteur for the Horizon 2020 regulation.

En attendant de connaitre les modalités pratiques de mise en œuvre de cette politique, rappelons

La nouvelle politique de dépôt dans ProdInra met en avant le dépôt systématique du document par le déposant (scientifique) si celui ci veut bénéficier du dépôt rapide. J’ai souhaité savoir si, dans ce nouveau ProdInra 2, ouvert depuis le 26 juin 2012, l’habitude a été prise.

L’intérêt est double. Le premier permet au relecteur de la notice déposée d’avoir toutes les informations pour compléter la notice et la valider. Le deuxième permet de récupérer plus de documents pour une diffusion large des résultats de la recherche Inra.

Nous nous sommes donc intéressées aux dépôts depuis 2008 :

Nb de notices (validées et publiques) déposées avec PJ publiques %
2008 6763 1162 17,1
2009 7545 1116 14,7
2010 6479 1373 21,1
2011 7933 1844 23,2
2012 6746 1899 28,1

Il est intéressant de remarquer qu’année après année, le taux de dépôt de pièces jointes augmente et surtout la part de documents mis en diffusion publique. En 2012, année du lancement de la communication autour du dépôt systématique du document, on atteint presque 30% de documents publics sur les dépôts effectués.

J’attends donc avec impatience le chiffre 2013, en espérant un bond encore plus important, signe que l’impact de la communication institutionnelle 2012/2013 aura été bon.

Diane Le Hénaff
Responsable ProdInra

Les Journées Open Access – Couperin  : Généraliser l’accès ouvert aux résultats de la recherche ont eu lieu les 24 janvier 25 janvier 2013.

Les vidéos des interventions sont disponibles ici.

 

2013 année du support vidéo

janvier 14th, 2013 | Posted by dlehenaff in Dépôt | Open Access - (0 Comments)

Il parait que 2013 verra le développement exponentiel du support vidéo.

Alors pour bien commencer l’année, voici une excellente vidéo de phdcomics sur l’open access : Open Access Explained!

Et ProdInra n’est pas en reste avec un premier guide utilisateur sur le dépôt rapide pour les chercheurs et ingénieurs Inra dans ProdInra sous format vidéo

ProdInra a une stratégie de dissémination assez ambitieuse. Il s’agit là de sélectionner les partenaires qui vont permettre de valoriser la production de l’INRA et garantir une meilleure visibilité.

Les critères de choix sont la notoriété du partenaire, la pertinence de la thématique au regard des recherches Inra.

 

La Commission Européenne récidive avec un document de 5 pages très pédagogique, qui définit l’open access

Open access can be defined as the practice of providing on-line access to scientific information that is free of charge to the reader.
In the context of R&D, open access typically focuses on access to ‘scientific information’, which refers to two main
categories:
• Peer-reviewed scientific research articles (published in academic journals);
• Scientific research data (data underlying publications and/or raw data).

La commission note surtout que l’open access ne concerne pas forcément des travaux publiés et n’est pas synonyme de mauvaise qualité dans le cas d’une publication.

It is important to note that:
• Open access publications go through the same peer review process as non-open
access publications;
• As an open access requirement comes after a decision to publish, it is not an
obligation to publish: it is up to researchers whether they want to publish some results
or not;
• As the decision on whether to commercially exploit results (e.g. through patents or
otherwise) is made before the decision to publish (open access or not), open access
does not interfere with the commercial exploitation of research results.

Ensuite et seulement viennent les termes de voie verte et voie dorée. On a trop souvent tendance à définir l’open access avec ces deux voies, or elles ne sont que des modalités.

Le document mentionne ensuite les bénéfices de l’open access en rappelant l’étude de [Swan,2010] qui démontre qu’un article en open access a plus de citations qu’un article classique.
La Commission Européenne voit dans l’open access également un potentiel pour accroitre l’innovation, la croissance, la productivité et le retour sur investissement. L’open access, c’est la transparence envers le citoyen et la société civile.

Bibliographie :

2012 – European Commission background note on open access to publications and data in Horizon 2020 : http://ec.europa.eu/research/science-society/document_library/pdf_06/background-paper-open-access-october-2012_en.pdf

17.7.2012 – Recommandation de la Commission relative à l’accès aux informations scientifiques et à leur conservation : http://ec.europa.eu/research/science-society/document_library/pdf_06/recommendation-access-and-preservation-scientific-information_fr.pdf

Juin 2012 – Rapport Finch : http://www.researchinfonet.org/wp-content/uploads/2012/06/Finch-Group-report-FINAL-VERSION.pdf