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Elsevier dataSearch : un nouveau moteur de recherche des données de la recherche

Ce moteur de recherche s’inscrit dans la stratégie de positionnement d’Elsevier sur les services pour la gestion des données de la recherche. Pour rappel,  en novembre 2015 apparaissait Mendeley Data, une fonctionnalité du logiciel Mendeley, racheté par Elsevier en 2013, pour stocker et diffuser des données.

Datasearch permet de chercher dans les entrepôts de données de recherche principaux mais aussi dans les supplementary data. L’outil est pour l’instant en version bêta donc encore sous développement.

En juin 2016 les sources indexées, quelquefois partiellement, étaient (voir la FAQ) :

Les données sont  récupérées à travers les API des différents sites ou  à partir d’une sauvegarde de la base qui a été fournie. A partir de ces sources, Datasearch  standardise les informations dans son modèle de données. La FAQ précise que toutes les données indexées sont en open data, sauf celles de Science Direct.

Une recherche dans Datasearch renvoie tous types de documents mais  une interface à facettes permet de sélectionner le type de document souhaité et les sources des données.

Les types de document qui correspondent aux données sont : Tabular Data, File Set, Raw Data et Statistical Data. La distinction ne semble pas évidente et n’est pas encore décrite.

datasearch

Un exemple de résultat de recherche sur DataSearch

Datasearch demande l’avis des utilisateurs sur les fonctionnalités ou améliorations possibles.

https://datasearch.elsevier.com/

sources :

 

API ScienceDirect et entrepôts institutionnels

L’Université de Floride (UF) et Elsevier ont dévoilé fin mai le résultat du projet pilote sur lequel ils collaborent depuis 2014[1] et qui permet à l’université, par le biais de l’API ScienceDirect, de connecter son entrepôt institutionnel IR@UF à la plateforme ScienceDirect. Les nouveaux articles publiés par les chercheurs de UF dans les revues d’Elsevier sont ainsi automatiquement signalés dans l’entrepôt (les métadonnées des articles anciens ont également été récupérées).

Si ce lien entre la plateforme de l’éditeur et l’entrepôt peut accroître la visibilité des publications des chercheurs de l’UF en améliorant l’interopérabilité des systèmes, il ne permet pas en tant que tel le libre accès à la publication puisque les conditions d’accès de l’utilisateur aux textes intégraux sur la plateforme éditoriale sont inchangées. Par ailleurs il permet à Elsevier de collecter des données sur l’activité des utilisateurs qui accèdent à ces publications.

La prochaine étape annoncée du projet est de permettre à tout utilisateur d’accéder à une version intégrale de la publication sur la plateforme éditoriale : la version de l’éditeur pour les abonnés à Science Direct, la version acceptée du manuscript après une période d’embargo pour les autres.

Source : Opening Up the Repository: University of Florida, Elsevier explore interoperability in the publishing space

[1] Automating IR updates: The University of Florida and Elsevier answer questions about their institutional repository pilot project. By Judith Coffey Russell, University of Florida, and Alicia Wise, Elsevier | July 13, 2015

Elsevier achète le site de preprints en sociologie SSRN

L’information a été largement diffusée et à fait l’objet de nombreux commentaires.

Social Science Research Network (SSRN) a plus de 2 millions d’utilisateurs inscrits, 671 000 résumés de documents et plus de  300 000 auteurs. Sa technologie CiteReader a extrait plus de 9 millions de références et  9 millions de notes de pied de pages, et lié 6 millions de citations de 562 000 documents en full text dans la base eLibrary. Sur le site on peut lire : We have good news! SSRN is joining Mendeley and Elsevier. 

SSRN-goodnews

selon le site Actuallité [1] :

En ligne depuis 1994, SSRN fait état de quelque 600.000 publications et 300.000 auteurs inscrits. Le PDG de la plateforme, Gregg Gordon, espère doubler la taille et l’audience de la société en 5 ans, sur le modèle de la croissance de Mendeley, racheté en 2013 par Elsevier pour 65 millions £, selon certaines sources. En 3 ans, ce service de suivi des publications est passé de 2 à 5 millions d’utilisateurs. L’organigramme de SSRN restera le même, assure Elsevier, tout comme le modèle freemium. 

 SSRN serait ensuite relié à Mendeley, un outil de gestion et de partage des références bibliographiques pour renforcer un peu plus  la diversité des activités de Elsevier dans la communication scientifique [3] ou son contrôle de la communication scientifique [4].

La cause principale de cette opération pourrait être la récupération des données sur les chercheurs déposées dans cet outil [2].

Un billet sur le site OpenAire met en avant le fait que la vente de SSRN, qui a été effectuée par des promoteurs de l’open access (les créateurs de la plateforme), est très trouble pour les utilisateurs qui n’étaient pas forcément conscient que SSRN appartenait à une entité privée depuis sa création en 1994 [5].

Cet achat ne change cependant pas les modalités d’utilisation du réseau SSRN. D’un point de vue technologique sera intéressant de voir comment SSRN et Mendeley seront reliés, les réseaux sociaux académiques ayant très peu de fonctionnalités de gestion de la la bibliographie, à l »inverse Mendeley.

Quelques enseignements à la suite de cet achat :

  • Le flou autour d’outils qui semblent appartenir à des institutions scientifiques mais qui sont en fait détenus par des entreprises ou entités privées ;
  • Dans les mentions de copyright du site  il n’est pas mentionné que  SSRN retient des droits sur les articles… cependant l’ensemble des papiers et la mise en forme par le réseau correspond à une valeur marchande qui a bien été vendu alors qu’individuellement on peut pas réutiliser un document à usage commercial  http://www.ssrn.com/en/index.cfm/dmca-notice-policy/.
  • Nous observons régulièrement que des projets ou des outils disparaissent, changent de modèles économiques en modifiant leur offre gratuite en payante ou encore en étant rachetés par des sociétés à but lucratif. En 2013, nous publiions le billet Elsevier achète Mendeley ;

[1] Oury, Antoine (2016). Elsevier s’achète le réseau social de chercheurs SSRN.Actuallité. https://www.actualitte.com/article/monde-edition/elsevier-s-achete-le-reseau-social-de-chercheurs-ssrn/65039Kelty,

[2] Christopher M. (2016). It’s the Data, Stupid: What Elsevier’s purchase of SSRN also means. Savage Minds. 20/05/2016. http://savageminds.org/2016/05/18/its-the-data-stupid-what-elseviers-purchase-of-ssrn-also-means/

[3] Gordon, Gregg. SSRN—the leading social science and humanities repository and online community—joins Elsevier . Elsevier Connect. 17/052016.  https://www.elsevier.com/connect/ssrn-the-leading-social-science-and-humanities-repository-and-online-community-joins-elsevier.

[4] Elsevier’s increasing control over scholarly infrastructure, and how funders should fix this. Sauropod Vertebra. 22 /05/2016. https://svpow.com/2016/05/22/elseviers-increasing-control-over-scholarly-infrastructure-and-how-funders-should-fix-this/

[5] Ross-Hellauer, Tony (2016). After SSRN: Hallmarks of trust for subject repositories. Blogs.OpenAire.eu : infrastructure services & data, scholarly communication. 25/05/2016. https://blogs.openaire.eu/?p=933

Elsevier : le juste prix ou qui veut gagner des millions ?

Les deux derniers billets du blog d’Etienne Cavalié Bibiliothèque reloaded sont consacrés aux mécanismes fixant les coûts d’abonnement aux plateformes de revues électroniques, et, plus spécialement, aux montants fixés par l’éditeur Elsevier.

Le billet daté du 13 mai 2014 « Les revues Elsevier : quelques faits« , reprend intégralement le post que Tim Gowers (mathematicien anglais médaillé Fields et « initiateur du Cost of Knowledge« ) a publié sur son Gowers’s Weblog.

Dans ce passionnant billet, Tim Gowers tente de répondre à ces 5 questions :

  1. Dans quelle mesure les chercheurs accepteraient de se passer des services d’Elsevier ?
  2. Avec quel degré de facilité trouverait-on, en moyenne, des versions web des articles Elsevier, que l’on puisse lire légalement et gratuitement ?
  3. Quel est le niveau de sacrifice enduré actuellement par les bibliothèques, du fait des prix élevés des revues ?
  4. Quelle conséquence les articles en Gold Open Access publiés chez Elsevier ont-ils sur le prix des abonnements ?
  5. Combien les universités paient-elles pour les revues d’Elsevier ?

Dans son billet daté du 4 juin 2014, « Les Chiffres Elsevier : et donc ? » Etienne Cavalié reprend les données collectées par Tim Gover sur les coûts de souscription à la plateforme Elsevier payés par les différentes universités anglo-saxonnes, et tente de les « faire parler ».

La tache est ardue, mais, comme l’écrit l’auteur, le premier objectif de ce billet est de  » vous/nous inciter à envisager une utilisation de ces données. En les croisant avec d’autres données, en réfléchissant aux informations réellement utiles pour leur faire dire quelque chose. »

Alors, … qui veut jouer à les faire parler ?

L’édition scientifique et les livres électroniques au format Epub3

Elsevier, le principal éditeur mondial de revues et de livres scientifiques, a annoncé récemment qu’il publiera des livres électroniques au format Epub3 et convertira la plupart des livres du format Epub2 vers Epub3. Cette annonce pourrait avoir des répercutions chez les autres éditeurs scientifiques.

Ce format est développé et maintenu par IDPF (Internal Digital publishing Forum) qui selon le site Actualitté :

assure d’ailleurs tout son soutien à l’éditeur, pour nous assurer que l’EPUB continue de s’améliorer, afin de servir les besoins primordiaux dans la communication des éléments techniques et scientifiques ». En somme, être capable d’afficher une grande variété de contenus sur tous les écrans, en s’appuyant sur les possibilités techniques offertes par l’HTML5, qui commence à devenir la règle sur le Web.

Elsevier  s’intéresse particulièrement à fournir des contenus enrichis par :

  • des supports pour les éléments interactifs (auto évaluation, quizz)  et audiovisuels (audio et vidéo),
  • des tables des matières et listes des figures ou tableaux améliorées pour la navigation,
  • une meilleure visualisation des pieds de page, citation et références avec fenêtrage de type pop-up,
  • le support du MathML pour l’affichage des formules mathématiques.

L’ IDPF incite les éditeurs à utiliser ce format et a ouvert début avril le site EPubZone.org pour les  actualités et échanges communautaires autour de l’EPUB.

Sources
« Elsevier Embraces EPUB3 Format, Ensuring More Enriched and Interactive eBook Experience for Readers — AMSTERDAM, April 22, 2014 /PRNewswire/ –.” Accessed April 23, 2014. http://www.prnewswire.com/news-releases/elsevier-embraces-epub3-format-ensuring-more-enriched-and-interactive-ebook-experience-for-readers-256164711.html.
Actualitté. “Elsevier Adopte l’EPUB3 Comme Standard Pour Ses Manuels.” Accessed April 24, 2014. http://www.actualitte.com/usages/elsevier-adopte-l-epub3-comme-standard-pour-ses-manuels-49690.htm.
Actualitté. “EPUBZone, Nouveau Site Pour l’Internal Digital Publishing Forum.” Accessed April 24, 2014. http://www.actualitte.com/international/epubzone-nouveau-site-pour-l-internal-digital-publishing-forum-49458.htm.

Researchers keen to lead on search and discovery | Professional & Library | IWR – Information world review

Un article synthétisant une étude d’Elsevier sur l’appropriation des réseaux sociaux scientifiques par les chercheurs. On note une prise de conscience de l’importance du partage des connaissances via les outils web2.0.

Researchers keen to lead on search and discovery | Professional & Library | IWR – Information world review.